Le diable est très beau

Le fruit de l’arbre empoisonné

Tant est-il que la puanteur nauséabonde de tout ce qui est abominable sent bon

Ce qui rend l’invivable plus vivable, ce qui fait que l’inacceptable devient acceptable, et l’insoutenable devient culture sociale, c’est le miroir, ou pour mieux dire, l’envers du miroir. L’hideux se fait beau. Dans la société, il faut joindre la pensée magique de manière à ne pas être exclu, mis à part, ou tout simplement ignoré ou rejeté pour éviter le mépris.

L’écriture dit: Et ils confondront le mal pour le bien, et le bien pour le mal. Cela est aussi le gel de la conscience, l’anesthésie des hauts le cœur, les vomissements refoulés, c’est aussi la fierté d’être ce que l’on a peur d’admettre que l’on est. Le miroir nous ment parce que c’est l’envers du miroir, car voulant ignorer ce qu’est sa vraie face. C’est la vérité cachée. Voilà ce que la société d’aujourd’hui et de toujours est. Voilà ce que tous les murs et les pans de mur érigés cachent entre leurs fentes et dans le creux des cavités de rochers de leurs théories scabreuses.

Toute forme de mal a sa pathologie et toute maladie, a son remède. Il n’y a pas de problème sans solution, la solution naît avec le problème comme noir et blanc, froid et chaud, haut et bas, mais elle est parfois difficile à trouver et surtout à appliquer, car la cavité est trop profonde et obscure.

Il n’est pas facile de se reconnaître dans le mal, car, comme l’hideux est le mal, nul ne veut être laid, sauf celui qui confond le beau de l’horreur.  Comme celui qui dit que tout être humain a du bon en lui est insensé, ou que tout ce qui existe est beau par le fait même d’exister, celui-là est aveugle. Il ne suffit pas qu’une chose existe pour dire qu’elle est belle. L’existence d’une chose apparaît quand la nécessité d’une fonction apparaît aussi. Si le mal apparaît par les actions humaines, des fonctions connexes apparaissent aussi. Il n’y aurait pas de prisons s’il n’y avait pas de criminels. Il n’y aurait pas de maladie s’il n’y avait pas de mal.

Ce qui engendre l’idéologie, c’est le besoin d’exprimer une idée à la collectivité. Et si la collectivité ne croit pas en nos idées, cela peut engendrer frustration et malaise. Il n’y a pas de guerre idéologique, c’est un prétexte! Il n’y a pas de guerre politique, c’est un prétexte! Il n’y a pas de guerre de religion, c’est un prétexte! Il n’y a que de la motivation haineuse née de frustrations croissantes de lois célestes transgressées pendant des générations, des millénaires et qui ont formé des nœuds de colères qui se sont transmises de peuple en peuple, de peuples contre peuples, formant une culture de la violence sous le couvert de l’honneur de la famille, de l’homme sur sa femme, de l’homme sur ses enfants. Ainsi se perpétuent des traditions maléfiques d’une génération sur une autre.

Et le sourire, le plus beau masque de la frayeur! La douceur apparente la plus convaincante imposture. La présentation du faux bien, du faux juste, de la valse des promesses de bonheur, de prospérité et de bien-être.  Il faut haïr pour se convaincre de justice. Les dictateurs les plus cruels croyaient en la juste marche de leur cruauté.

Comme disait le poète: Le bateau coule et le capitaine ment! Peut-on dire la vérité? Non elle est trop effrayante. Peut-on montrer l’exactitude des choses à venir? Non, ce serait la panique du monde.

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